Il m’arrive ce qui arrive à beaucoup – trop – d’autres femmes et hommes.
Un jour j’ai été forcée à l’arrêt.
Le nouveau chemin est balisé, merci infiniment aux équipes médicales. Mais il est également plein d’inconnues.
Il faut réapprendre. Le temps avec sa nouvelle épaisseur et ses nouveaux contrastes. Et le vide.
J’ai tout mis au ralenti et accepté de m’allonger, d’accueillir mes pensées, d’écouter mes envies, même quand le traitement bouleverse le quotidien et trouble les humeurs.
Tenté de saisir des plus fines aux plus fortes vibrations de moi.
Curieusement, je me retrouve face à ma vie dans sa globalité, dans son tout, tel une rivière et son flot, de sa source à son embouchure.
Les liens avec la famille prennent une nouvelle intensité.
Quant aux amis les plus chers, c’est comme s’ils avaient tissé rien que pour moi un grand tapis extrêmement porteur, dans lequel je peux me lover, voire m’envoler, réconfortant, rassurant. Très précieux.
L’art a aussi pris une nouvelle importance.
Je partage quelques lectures, films, œuvres d’art qui m’ont touchée, qui m’aident.
C’est une page ouverte à vos propositions. Rajoutez avec un petit commentaire celles qui auraient leur place ici.
« Voir les détails dans un tout et des mondes dans les détails. »